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Mwenga : Une ville morte ce mardi 24 mars pour dire Non aux tracasseries et au rançonnement

Le territoire de Mwenga s’est réveillé dans un calme inhabituel ce mardi 24 mars 2026. Boutiques fermées, motos absentes, écoles désertées, la population a répondu à l’appel de la société civile force vive, qui a décrété une journée « ville morte » pour dénoncer les abus dont sont victimes les habitants, notamment les transporteurs et les cultivateurs, dans plusieurs entités du territoire.

Selon Samuel Lungele, président de la société civile force vive de Mwenga, la mobilisation a été suivie de manière significative dans plusieurs centres.

« La journée ville morte décrétée par la société civile force vive du territoire de Mwenga en sa partie sous contrôle du gouvernement central de Kinshasa était massivement respectée par la population ce mardi 24 mars 2026 à Mwenga centre, Buziba, Kitutu, Lugushwa, Kakemenge, Kibe et ailleurs. Il n’y a pas eu de circulation des motos, ni ouverture des écoles dans toutes ces zones », a-t-il déclaré, soulignant l’ampleur de cette paralysie volontaire.

Dans la suite de son intervention, il insiste sur le caractère citoyen du mouvement et sur sa portée sécuritaire et sociale.

« Notre lutte est citoyenne car la défense de la patrie va de pair avec la protection des civils. Les associations des motards vont continuer avec la journée ville morte jusqu’au jeudi 26 mars 2026 dans la chefferie de Wamuzimu », a-t-il ajouté, annonçant la poursuite de cette action de protestation dans les jours à venir.

À l’origine de cette grogne, des accusations récurrentes de tracasseries et d’extorsions attribuées à certains éléments des forces de sécurité et groupes armés locaux. La population dénonce notamment le phénomène dit « Longola schémas », une pratique consistant à dépouiller les civils de leurs téléphones et autres biens de valeur. Une situation qui alimente colère et frustration dans une région déjà fragilisée par l’insécurité.À travers cette journée « ville morte », la société civile de Mwenga entend envoyer un message fort aux autorités compétentes; celui de l’urgence de restaurer l’ordre, de protéger les populations et de mettre fin à l’impunité. Car derrière les rues désertes, c’est tout un territoire qui réclame justice et dignité.

Alvin BUZAKI

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